Comme chaque année mon papa fait paraître un petit message pour l'anniversaire du décès de mon frère, voila se qu'il souhaiter dire :
24octobre 2008
Frédéric Decock
Neuf ans
Oui, Neuf ans que tu nous as quittés brutalement.
Un dimanche soir.
Tu avais de bonnes raisons pour arrêter ta vie à 32 ans.
Il a fallu un courage, une force terrible pour tout arrêter.
Ta vie, un ras-le-bol général pour dire Stop à cette vie.
Tu étais un tendre, un gentil, un charmeur.
Tu étais fait pour vivre dans un monde de paix, d'amour et de tendresse, et ce jour, le 24 octobre 1999, tu as décidé de tout arrêter.
Pour nous, tes parents, ton frère Stéphane, ta s½ur Véronique et ta fille Laura, ce fut une très grande douleur à vivre, un déchirement éternel.
Cette douleur, personne ne peut comprendre sauf les personnes qui ont vécu le même évènement que nous.
Tu étais notre vie, notre joie de vivre.
Ce manque, personne ne pourra le remplacer.
Cette douleur sera jusqu'à notre mort.
2 octobre 1967, quand tu es venu au monde, ce fut le plus beau jour de ma vie, et aussi ta s½ur Véronique et ton frère Stéphane.
Ce furent les trois évènements les plus beaux de ma vie d'homme et de père.
Le numéro 13 ne nous a pas porté bonheur. Tu as travaillé 13 ans avec nous, ta fille est née un 13, tu t'es marié un 13, tu as habité un 13. Je me suis fait agresser le 13 octobre 2004 et le 13 octobre 2008.
Je t'ai vu venir au monde et malheureusement décéder. C'est pas normale que des parents enterrent leur fils, Frédéric, ont vit, ont survit. On se force à vivre et à sourire.
Tous les jours, je vais au cimetière. Ca fait du bien de voir ta photo, Frédéric, tu ne peux comprendre la douleur qui est la mienne. Tu me manques Frédéric.
Tu n'as pas voulu vivre dans ce monde de haine, d'agression, de meurtres, de viols, de pédophile, de drogue, d'attentats, de dénonciations. Ce monde-là, tu n'en as pas voulu, et nous ont vit tous les jours dans ce monde.
Frédéric, sois heureux dans ton monde à toi.
Ont t'aime, Frédéric.
Nous vivons dans un monde pourri par l'argent ; et la misère, la pauvreté sont à notre porte.
Ton père qui t'aime
Ta fille Laura et tous ceux qui t'aiment
Que dire de plus, juste sa:
Quand vient une envie de mourir,
Une forte envie de partir...
Nous ferions tout pour fuir,
En oubliant que ça ferait souffrir...
Le besoin de s'évader,
L'envie de renoncer,
Croire trouver le bien-être enfin,
Arrêter là notre destin...
L'égoïsme s'empare de nous,
Et pourtant, il y a des gens autour de nous,
Qui souffriront de notre disparition...
Comment répondre à nos questions ?
Sûrement pas en fuyant,
Sûrement pas en disparaissant...
Pensons aux personnes qui nous aiment...
Et réglons, avec eux, nos problèmes...